11.3.08

BARRANCA DEL COBRE

C'est à Divisadero que nous prenons conscience de l'importance des gouffres qui composent la Barranca del Cobre.
Vertigineux.

CREEL



A l'arrivée à Creel, on est assaillis par une bande d'ados, chacun d'entre eux voulant nous emmener vers l'hôtel le plus mieux de tout l'état…On en visite 2 avant de nous décider. Ce sera l'hôtel Plaza Margarita avec sa jolie cour intérieure, son petit déj/dîner compris et avec le chauffage dans les chambres.

Courte, mais belle balade jusqu'à la cascade de Cusararé, puis le lac Arareko, entre autres…


Nous voyons beaucoup de femmes Tarahumara (pour nous), Raramuri (pour eux-mêmes), mais pas d'hommes.
Les jupes sont bouffantes et les tissus souvent fleuris…



Nous finirons par rencontrer aussi des hommes tarahumara dont les habitudes vestimentaires me laissent pantoise…
Les hommes tarahumara portent une espèce de tunique claire serrée à la taille par une ceinture et finissant en pointe à la hauteur des genoux. Ils ont des sandales faites d'un entrelacement de cordons en cuir qui fixent une semelle (pneu), les jambes nues et certains quand même un anorak sur le dos.



Antonin Artaud les avait rencontré, lui, dans les années 30.

10.3.08

Transports (2)

Réveil à l'aube pour attraper le train qui va nous porter au beau milieu de la Sierra Tarahumara.
Le Ferrocaril Chihuahua al pacifico,
de son surnom Chepe, part da sa version luxe (+ rapide, + cher) à 6h00 et dans notre version populaire (- rapide, - cher) à 7h00.

Et il est beau notre chepe et il est lent à souhait (250 km en 6 heures) et on peut mater le paysage depuis les plateformes entre les wagons et puis on pousse des cris débiles dans les tunnels et on se gèle les oreilles et on est bien!

Chihuahua

Voler avec Interjet, ça veut dire: des billets à 15 euros, un avion tout beau, tout neuf, tout propre.
Et puis, ça veut dire suivre le décollage et l'attérissage depuis nos petits écrans, en cabine.
Ça, c'est la qualité Interjet. A bas Iberia.

A Chihuahua, ce qui frappe tout de suite, c'est que les gens ont tous la taille basketteur. Mais la comparaison s'arrête là parce que la mode vestimentaire est décidément à la "ranchero": chapeaux de cowboy sur toutes les têtes et bottes à tous les pieds, sans éperon toutefois…
Ça dépayse.

Mais, triste dépaysement que cet autre détail typique:

les affichettes collées un peu partout en ville dénonçant les disparitions de nombreuses jeunes femmes…
un phénomène pour le moins préoccupant.


L'église a l'air belle, mais c'est à peine si on réussit à la visiter tant les messes se succèdent à un rythme effréné!

Puis, courte balade dans le centre qui se vide de manière inquiétante à mesure que nous déambulons:
c'est pile le jour du Superbowl, aux E.U.
Les magasins ferment, la vie s'arrête.
Pas grand chose d'autre à faire que de rentrer à l'hôtel. Nous attrapons 2 bières et nous allons nous affaler devant les 10.000 (au moins!) chaînes de télé. Zapping frénétique en évitant soigneusement le superbowl…

6.3.08

omniprésence

Avant de "partir" pour le Nord, je refais un point sur le catholicisme exacerbé des Mexicains…

Ces espèces de micro sanctuaires sont partout présents.
Souvent très colorés et décorés, c'est une constante attraction pour l'œil.

Exemples:

1) joliment coloré et construit en dur:


2) dans une version minimaliste, mais fleurie:


3) et on trouve absolument partout: sur une route accidentée à 2000m d'altitude, par exemple…


etc. etc.


Quant aux statues dans les églises, elles sont rudement expressives, dotées comme elles sont de perruques et de vêtements…

quand elles ne sont pas franchement macabres avec du sang partout…

2.3.08

Coyoacan

Après un peu plus d’1 heure de car Pullman de Morelos, nous débarquons à Taxqueña, le terminal sud de México.

De là nous devons d’abord rejoindre le bureau de Camille qui a gentiment proposé de nous héberger.
Nous posons nos maigres bagages dans sa jolie maison au fond d’un jardin en plein Coyoacan, très joli quartier, calme et fleuri.

Sans perdre de temps nous trouvons, près de la Plaza Hidalgo, une gargote qui propose un menu pour qqs euros: de la soupe initiale jusqu’au dessert (deux chamallows roses et deux blancs)!


Ensuite nous allons visiter la Casa Azul. Le contraste entre cette maison d’artiste aux couleurs vives, à l’hétéroclysme gai et rigolo (à part la fameuse prothèse qui repose dans un coin) et celle de Trotsky (il y a vécu jusqu'à ce qu'il soit assassiné), où règne la sobriété du stricte nécessaire, est frappant.



Il y a 3 Vénézuéliennes qui lisent chaque document, chaque carton avec une attention émue et qui nous prêtent un stylo pour que nous puissions écrire un commentaire dans le livre d'or...


Nous revenons vers la Plaza San Juan Bautista pour visiter l’église, prendre une bière et flaner jusqu’à la tombée de la nuit. Nous retrouvons Camille pour un bon apéro (vin argentin, c’est la première fois que nous buvons du vin depuis que nous sommes arrivés, c’est la fête!) et un dîner chez elle.

Alllammadonnnnasssantina!




Au sud plus qu’au nord, je trouve quasiment dans chaque église une statue de ce saint que je viens de découvrir: Charbel Makhlouf.

Et comme les églises sont vraiment très fréquentées, j’ai pu voir de mes propres yeux que ce saint compte, au Mexique, un très grand nombre de fans? d'adeptes? Comment on dit??

D’abord, il y avait toujours plein d'ex-voto accrochés partout et ensuite, il fallait souvent attendre un petit moment avant de pouvoir faire une photo que les gens ne soient plus agglutinés devant à prier et tripoter la statue.

Oui, parce qu’on tripote pas mal les statues, au Mexique, et on se signe super compliqué: un premier signe de croix disons “normal” nord-sud-est-ouest et puis on recommence en se dessinant des petites croix avec le pouce.





Bon, évidemment le culte porté à Charbel Makhlouf n’est RIEN comparé à celui de la Madonne de Guadalupe, mais c’est normal, vous voulez comparer une madonne “hecho en Mexico” avec un saint libanais?

La Madonne de Guadalupe est absolument omniprésente: dans chaque église, sur le bord de la route, dans les “rutas”, dans les magasins et pas seulement ceux spécialisés en bondieuseries, mais, voyez-vous, il est assez courant de trouver un petit autel avec une petite statue au beau milieu du magasin, des fois que qqu’un aurait besoin de s’agenouiller un instant entre deux achats.......?!

Et quand on prend un quelconque moyen de transport, c’est sans arrêt: les femmes se signent quand on passe devant telle ou telle église, telle ou telle statue, et les hommes soulèvent leur chapeau.
L'Italie, où j'avais vu pour la première fois ce genre de comportement ferait presque figure, à côté, de pays laïque!