12.3.08

LOS MOCHIS

Los Mochis ne nous retient pas longtemps, le temps d'une courte nuit dans un ex grand hôtel au charme décadent juste un peu trop décadent…
et d'une énorme sopa de tortillas accompagné de guacamole, vers minuit…

Batopilas - Los Mochis…

…en plus de temps qu'il ne faut pour le dire…

Réveil 4h00 du matin, on est à 4h30 devant l'église, comme prévu.

2 touristes français arrivent et disent que le bus ne vient pas jusqu'ici et qu'il faut aller l'attendre plus loin. On les suit.

Un peu plus loin, on voit une famille qui attend le bus et on se joint tous à eux.

Et on attend...
On attend...
On attend...

Découragement. Les 2 Français retournent à leur hôtel. La famille chez elle.

Et nous? Nous, on choisit l'option la plus évidente: aller jusqu'au pont à l'entrée de la ville et faire du stop... C'est qu'on est prêts à tout pour rejoindre Creel…

En chemin, on voit un bus. Apparition un brin phantomatique, l'aurore n'a même pas encore commencé à blémir. Comme on n'a rencontré personne d'autre, Ricardo décide de demander au chauffeur s'il connaît un moyen pour rejoindre Creel. C'est là qu'on découvre que le bus affiche l'indication "Batopilas - Creel"
Nous avons tous très envie d'embrasser notre sauveur…
même si sa panne de réveil nous avait plongés dans l'effroi!!

Il faut alors passer prendre ceux qui se découragent au moindre changement dans les horaires de la compagnie...et ce n'est que vers 7h00 que nous prenons la piste qui va nous ramener à 2.500 mètres d'altitude. La route est magnifique au lever du soleil. Le chauffeur conduit très bien et la musique est pimba à souhait. Même fascinée par le paysage, j'ai un sursaut de sommeil et je perds quelques instants du merveilleux spectacle.




Tentative pour documenter l'état de la piste qui relit Batopilas à Creel:

A Creel on a repris notre chepe. On est tout le temps fourrés sur la plateforme à observer et à prendre froid. Tout est toujours aussi magnifique, mais dans ce sens, la lumière vient à manquer sur le plus beau…



Quand le train s'arrête, il est 23h00 et nous sommes à 20 km du Pacifique.





11.3.08

BATOPILAS


...de la neige aux palmiers…
…en moins de temps qu'il ne faut pour le dire… (lentement)


Plus on descend, plus ça se réchauffe et quand on arrive à Batopilas, on peut déjà remettre nos sandales. C'est qu'on passe de 2.500 à 495 mètres d'altitude.
Le radical changement de température est tout à fait bienvenu.


On nous avait prévenu que c'était un repère de "narcos" (dorénavant appelés "pompiers" pour éviter les représailles). Et on apprend bien vite qu'il y a eu, la nuit denière, une grosse descente de fédéraux (une 100taine aux dires de ceux qui nous en ont parlé)… Gros bordel, coups de feu, le village en est tout paniqué.
Comment dire…
Ils sont partout et nulle part
Présents et impalpables

On a préféré rencontrer des Tarahumara plutôt que des pompiers. Voilà tout.
Il règne quand même une certaine tension diffuse, surtout quand tu lis, à l'entrée du bar:

se prohibe el paso a personas armadas



Transports (3)

Puis, nous décidons d'aller au fond d'un des gouffres et nous prenons un "colectivo" jusqu'à Batopilas…

Vous prenez un mini-van pour 12 personnes et vous y mettez 22 personnes, chauffeur, enfants (du nouveau-né au garçonnet) et touristes compris (dont un pauvre Allemand assis sur son mini-banc pendant tout l'hallucinant voyage).

Nous sommes tous quatre entassés tout au fond..
- ah ouais, là d'où il sera impossible de s'extraire au moindre accident..
..les meilleures places pour observer le petit monde que l'on forme, le temps d'un trajet.

Notre voisin de devant a un sourire très sympathique, avec deux dents en or symétriquement placées et un tee-shirt qui dit:

el verdadero amor nunca passa de moda
JESÚS
(en forme de logo levi's)

Son tout petit garçon est exemple parfait de calme olympien, y compris quand la vision de certains gouffres, au détour d'un virage, nous arrache des exclamations, disons, nerveuses…!

Délicieuse pause pipi au milieu du grandiose paysage.
A part l'Allemande, on s'est toutes mises cul-nu, en file, derrière le premier virage qu'on a trouvé.
Y en a qui en profite pour vomir un peu et hop! on retourne faire les sardines dans la boîte en métal…

BARRANCA DEL COBRE

C'est à Divisadero que nous prenons conscience de l'importance des gouffres qui composent la Barranca del Cobre.
Vertigineux.

CREEL



A l'arrivée à Creel, on est assaillis par une bande d'ados, chacun d'entre eux voulant nous emmener vers l'hôtel le plus mieux de tout l'état…On en visite 2 avant de nous décider. Ce sera l'hôtel Plaza Margarita avec sa jolie cour intérieure, son petit déj/dîner compris et avec le chauffage dans les chambres.

Courte, mais belle balade jusqu'à la cascade de Cusararé, puis le lac Arareko, entre autres…


Nous voyons beaucoup de femmes Tarahumara (pour nous), Raramuri (pour eux-mêmes), mais pas d'hommes.
Les jupes sont bouffantes et les tissus souvent fleuris…



Nous finirons par rencontrer aussi des hommes tarahumara dont les habitudes vestimentaires me laissent pantoise…
Les hommes tarahumara portent une espèce de tunique claire serrée à la taille par une ceinture et finissant en pointe à la hauteur des genoux. Ils ont des sandales faites d'un entrelacement de cordons en cuir qui fixent une semelle (pneu), les jambes nues et certains quand même un anorak sur le dos.



Antonin Artaud les avait rencontré, lui, dans les années 30.

10.3.08

Transports (2)

Réveil à l'aube pour attraper le train qui va nous porter au beau milieu de la Sierra Tarahumara.
Le Ferrocaril Chihuahua al pacifico,
de son surnom Chepe, part da sa version luxe (+ rapide, + cher) à 6h00 et dans notre version populaire (- rapide, - cher) à 7h00.

Et il est beau notre chepe et il est lent à souhait (250 km en 6 heures) et on peut mater le paysage depuis les plateformes entre les wagons et puis on pousse des cris débiles dans les tunnels et on se gèle les oreilles et on est bien!