14.9.08

déformations professionnelles

Il y avait beaucoup de brouillard, ce jour-là...


Puis, le vent se mis à souffler...


...de plus en plus fort.

Le vent était chargé de blobs qui se mirent à attaquer les présents.

A la fin de l'histoire, le vent et les monstres visqueux auront raison de toute trace de vie;
c'est une triste histoire, celle de la disparition d'un film. Inexorable et fascinante, car elle prend les formes les plus étonnantes. Et moi, je succombe à l'étrange beauté de la décadence.

DALAIAMA/LISBOA

(rua do Alecrim)

(rua Rosa Araújo)

(rua Rosa Araújo)

(rua Serpa Pinto)

Profil de l'artiste
"Existo para aprender. Perlongo as fronteiras do tempo. Cada dia é o último. No coração e na mente do planeta exausto brilha um mundo mais inteligente e solidário. As ruas do Universo, essas, pertencem a todos."
(J'existe pour aprendre. Je déambule le long des frontières du temps. Chaque jour est le dernier. Dans le cœur et l'esprit de la planète exténuée brille un monde plus intelligent et plus solidaire. Les rues de l'univers, elles seules, appartiennent à tout le monde)
(Esisto per imparare. Cammino lungo le frontiere del tempo. Ogni giorno è l'ultimo. Nel cuore e nella mente del pianeta esausto brilla un mondo più intelligente e solidale. Le strade dell'universo, loro, appartengono a tutti.)

Beaucoup d'autres beaux exemples dans son blog...il travaille beaucoup à Cascais où il habite et moi je n'y vais jamais...

13.9.08

Mc Dead's

Le jeu de mot se réfère au "605 Forte" qui est un poison (merci Luzia)


11.9.08

fim-de-semana mediterrânico

Là au fond, c'est ce qui se rapproche le plus de la Méditerranée. C'est aussi le bout du bout du Portugal. On n'est pas en Normandie, d'ailleurs y a pas de vaches qui broutent, c'est la plage. On est a Vila Real de S.António et de l'autre côté du Guadiana, c'est l'Espagne.

Tavira - fleurs
rébus algarvio

Puis, on passe le pont sur le Guadiana pour aller en Espagne et là, c'est étonnant, mais tout est en bleu et blanc...



P.S. C'est vrai, je le reconnais, la température de l'eau de la côte sud est plus confortable que celle de la côte ouest, mais le Portugal est tellement tourné vers l'ouest que je préfère oublier tout de suite!!!

4.9.08

Présence Funeste

Loin des couleurs gaies des 2 précédents graffs et loin (très loin) de la zone du "Museu Efémero", comme de toute zone touristique, voici un graff d'un tout autre genre.

On est dans un quartier de Lisbonne que nous traversons tous les jours pour nous rendre au "bureau".
En fait de quartier, c'est une énorme cité dortoir (qui a totalement défiguré et désertifié l'ancien quartier de Lumiar) avec une concentration très élevée de barres HLM au km2,
le contraste est saisissant entre l'exemple même de ce que la ville produit de pire et l'atmosphère champêtre de la zone dans laquelle nous travaillons, où l'on doit encore stopper la voiture pour laisser s'écouler un troupeau de moutons planté en plein milieu de la route...

(calçada de Carriche)

3.9.08

Présence Gourmande

Voici le Dellicious (?) du mois...


rua Heliodoro Salgado

L'est pas signé et y a une vache qui l'accompagne...

De deux choses l'une:
- ou c'est un copieur
- ou c'est pas un copieur et il se lance dans les vaches (nous v'là bien)

2.9.08

Lisboa, ville des graffs

Dans la version électronique de la Repubblica d'aujourd'hui, cicciobomba me signale un article sur la création d'un nouveau musée à Lisboa: un musée des graffs...


qu'il s'appelle, vu le caractère fugace de cet art urbain...
et gratuit qu'il est, vu que les visiteurs n'ont rien d'autre à faire que de se connecter au site et de se télécharger la carte et l'audio-guide en format mp3 (pour lecteurs dudit format, donc, mais je pense qu'il est possible de se graver un CD, pourquoi pas)...

C'est le genre d'idée qui ne peut que me ravir, même si le musée éphémère se concentre un peu trop exclusivement sur le Bairro Alto. Ce qui a pas mal de désavantages pour moi:

1) les graffs du Bairro Alto restent très peu de temps inaltérés et il est parfois difficile de les distinguer dans la surcharge de gribouillis et de tags en tous genres qui couvrent les murs du quartier, à hauteur d'homme. Voir: "présences polluées", mais en fait j'aurais pu appeler ça: le gros bordel!!
2) J'ai pu photographier certains des graffs présentés dans le musée éphémère dans une version alternative (et, en général non "polluée") simplement parce que situés un peu en dehors du Bairro Alto. Je trouve donc que la zone à visiter est trop restreinte, ne serait-ce que parce que, dans ces conditions, je ne vais pas faire beaucoup de découvertes!!!
...
Ce qui me porte directement au point 3:

3) C'est un musée très incomplet!
En lisière de Bairo Alto, il y a 2 magnifiques graffs, dans la Calçada do Duque, pourquoi les snober?
Qu'en est-il d'auteurs comme Dellicious qui travaille partout SAUF dans le Bairro Alto?...

MAIS MAIS MAIS

C'est un musée et, en tant que tel, il diffuse une foule d'infos sur les auteurs et ça, c'est BIEN!

!!LONGUE VIE AU MUSÉE ÉPHÉMÈRE!!

11.8.08

DELLLLLLLICIOUS


Le plus incroyablement actif des graffeurs, c'est lui: Dellicious
Il n'y a pas un quartier de Lisbonne sans un de ses graffs.
J'en croise au moins deux tous les jours, vu qu'il est venu graffer pour ainsi sous mes fenêtres, sur un mur du "palyground" de Praça das Novas Nações et à l'entrée du métro Anjos.
Ma collection est encore bien maigre, certes, elle ne compte que 20 exemplaires.
C'est assez répétitif, je le reconnais, mais c'est très gai!
Longue vie à Dellicious!

10.8.08

o futuro tem 100 anos

Je traduis ici un message de CICCIOBOMBA pour les plus réfractaires à la langue italienne...
Ici: le texte original publié dans son blog...

la C.U.F., empire industriel portugais dans le domaine de la chimie mais aussi client du laboratoire, a été tellement contente des restaurations que nous avons réalisées pour eux, qu'elle a décidé de faire faire, à l'occasion de son 100ème anniversaire, une bande-dessinée (récemment publiée), qui s'inspire de cette histoire et dont le personnage principal est une personne qui travaille dans le laboratoire de l'ANIM. Elle a ainsi envoyé pour un repérage l'auteur et le dessinateur de l'histoire, munis d'un appareil photo et d'un bloc à croquer (Luis Rainha et Jorge Mateus).
Les messieurs en question, à leur arrivée, avaient probablement en tête une idée différente sur la restauration des films, c'est-à-dire (c'est une opinion très courante) qu'ils s'imaginaient voir des personnes munies de loupes grossissantes, un pinceau à la main, et qui, armés d'une patience de bénédictin, retouchent un à un les photogrammes des films. Quand ils ont vu la triste réalité, c'est-à-dire les tireuses, la développeuse, le bruit infernal et l'odeur de perchloroéthylène, ils ont visiblement été déçus, oubliant de faire des photos et oubliant de se documenter sur le processus de restauration. Um impact moins négatif, ils l'ont eu en visitant la salle de réparation, optant ainsi pour que l'histoire commence là.

L'histoire, dans les grandes lignes, est la suivante: une restauratrice de l'ANIM découvre, en travaillant sur un des films de la C.U.F., que l'une des personnes filmées est son arrière grand-père, immigré français (qu'il s'agisse d'une référence à Carine?) et cadre de la C.U.F., disparu mystérieusement durant un vol pour le Venezuela. Elle engage donc un détective pour découvrir l'histoire de sa famille et ses recherches s'entremêlent avec les aventures de cet arrière grand-père, l'histoire des usines C.U.F. à Barreiro, les luttes syndicales et la répression.

L'héroïne et sa collègue n'ont aucune ressemblance avec Carine et Luzia, "nos" collègues de la réparation.

photo équipe: Tiago Ganhão

Les auteurs ont choisi de représenter deux minettes, apparemment agées de 20 ans, trendy avec leurs mini-jupes, piercing et nombrils à l'air, loft en pleine Baixa, ameublement vintage et vue sur le château.

entrée de l'ANIM comme représentée dans la BD

Le dessin au trait moderne est intéressant (je ne connaissais pas Jorge Mateus, mais il ne me déplaît pas et j'ai bien envie de découvrir ses précédents travaux) et l'histoire n'est pas trop stupide (il est probablement difficile de faire mieux vu le type du commanditaire), mais je voudrais signaler ici certains manques de précision impardonables: après avoir réparé l'original en question (qui plus est un film en nitrate) à grands coups de scotch et de collures, les filles s'en vont le projeter (l'original, pas une copie) et l'héroïne, non contente des dommages qu'elle est en train d'infliger au film (qui est en train de se désagréger dans le projecteur), demande de stopper la projection quand son arrière grand-père apparaît à l'image afin de pouvoir faire une photo de l'écran avec son téléphone portable (aaargh, à ce moment-là, l'ANIM a déjà explosé).

Présence Publicitaire

(Calçada do Carmo)

14.7.08

...m'illumino d'immenso...


j'ai retrouvé mes fenêtres lisboètes et les cieux qu'on peut y contempler....
...une vraie drogue...
...en fait, je me shoote d'immensité...

7.7.08

CINEMA RITROVATO 2008

(via San Donato)


programma piuttosto fraquinho quest'anno:
retrospettiva von Sternberg, e noi avevamo soprattutto da sottotitolare i film con la Marlene Dietrich che, dopo MOROCCO, il primo giorno, diventa rapidamente insopportabile...
e retrospettiva Fernandel, cioè soprattutto i film della serie Don Camillo, un vero piacere...
Quindi a parte un paio di belle serate in piazza (quando Tim Brock orchestrava) e durante le quali si cercava (in vano) un po' d'aria fresca,
uno stupido ma simpatico Gene Kelly - Cyd Charisse (IT'S ALWAYS FAIR WEATHER),
un torrido "western" turco (SUSUZ YAZ di Metin Erksan, 1964),
un delirante film senegalese (TOUKI BOUKI di Djibril Diop Mambéty, 1973),
e un Julien Duvivier del 1935 (LA BANDERA con Jean Gabin arruolatosi nella Légion Etrangère per evitare la galera e Annabella che recita la parte di una marocchina, uhm...) in cui l'argot onnipresente ha scatenato in me una nostalgia di tempi neanche conosciuti, ma comunque dolcemente assaporata.....

ma c'è veramente solo UN FILM che ha salvato il festival:

GORDON DOUGLAS (1954)

22.6.08

GIALLO ou NOIR?

Vu hier SETTE NOTE IN NERO, Lucio Fulci (1977) dont la Cinemateca Portuguesa ne proposait d'ailleurs pas une copie de première fraîcheur.

Mais, entre les rayures, on pouvait apprécier la fluidité du sang rouge-fluo des victimes et la chute burlesque du mannequin en plastique, à la fin de la séquence initiale, qui se cogne et se re-cogne et se re-cogne encore la tête contre la paroi de la falaise donnant lieu à trois gros plans: aucune chance pour qu'on puisse y voir autre chose qu'une tête de mannequin toujours plus bousillée...mort-de-rire...

Cela dit, le suspence était bien distillé (grâce à la musique notamment) et on pouvait jouer à avoir peur, ce que j'ai fait avec grand plaisir, vu que d'habitude je me crispe d'effroi à la moindre goutte de couleur rouge qui ressemblerait un tant soit peu à du sang...



Si vous reconnaissez cette musique, c'est que vous avez vu un certain film d'un certain cinéaste américain qui l'a réutilisée...

15.6.08

FOUTREBOL

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais en ce moment a lieu l'Euro 2008, championnats européens de football.
A cette occasion les Portugais ne sont plus taciturnes, ils ne plaignent plus que la vie est dure, que leur pays est en déroute et que le premier ministre est un incompétent, etc.
Les drapeaux rouge et vert fleurissent rigoureusement partout et tout ça sent le patriotisme populaire et moi je n'aime ni les démonstrations de patriotisme, ni le foot...
mais quand en plus, en face de chez nous, y a un pauvre naze qui accroche ça à sa fenêtre:



alors là, je dis: vivement que la sélection portugaise perde et qu'on en finisse...

13.6.08

VIRGINITY IS FOR OLIVE OIL


Teat beat of sex est une série d'animations délirantes de très courte durée de Signe Baumane.

Nous en avions vu qqs épisodes au cours de la seule émission valable de tout le panorama télévisuel portugais, j'ai nommé: ONDA-CURTA
qui passe vers minuit trente le dimanche soir, quand ce n'est pas plutôt vers 1h du mat' en fonction des retards... J'adore ce programme évidemment, même si c'est juste pile-poil quand il faudrait que je mette à dormir dare-dare pour aller au boulot le lendemain reposée et sans cernes sous les yeux, m'enfin...



Et puis nous en avons revus qqs-uns au cours d'une projection faisant partie du festival FESTROIA qui éclate de plus en plus en micro événements, même si le gros du festival se déroule à Setubal.
Au Casino de Lisboa, c'est un cycle de films de séduction / érotiques que le festival présente, dans l'auditorium dos Océanos, immense salle de plus de 600 places d'un grand confort et tout à fait conforme avec la décoration du Casino: j'adoore le chic high-tech juste un peu trop poussé qui flirte avec un kitsch scintillant.
Et puis, le grand avantage du Casino, c'est qu'ils y organisent tout un tas d'évènements ce qui me permet de fréquenter ce temple du chic-kitsch, parce que sinon, hein, en fait, ça ne m'excite pas du tout les slot machines...

Santo António de Lisboa

Aujourd'hui vendred 13 juin, c'est la fête à Saint Antoine, le saint patron de Lisbonne, Portugais, comme chacun sait...
la ville de Padoue ayant juste été plus forte en marketing, elle a gagné le droit qu'on l'appelle Saint-Antoine-de-Padoue.....
(bon d'accord, en fait wikipedia dit que c'est une règle du christianisme que d'appeler les Saints par le nom de la ville où ils sont morts et où, par conséquent, on garde leurs reliques...)

Du coup, à Lisbonne, tout le mois de juin est en fête.
Les différents bairros organisent des arraiais
(arraial = on met des guirlandes colorées partout, on décore les balcons et fenêtres d'images de Santo António, de vases de manjerico, plus c'est kitsch, mieux c'est, on met des tables dans les rues, on fait griller des sardines dans tous les coins et la musique qui passe à donf est rigoureusement pimba PT/ENG)
et la photo ci-dessous est de cicciobomba, detto: il rompiballe (= casse-bonbon)



Les quartiers se retrouvent au cours d'une sorte de compétition, les marchas populares, où chacun défile aux couleurs du quartier (plus c'est flashy, mieux c'est), en général c'est l'Alfama qui gagne, mais pas cette année, et toc!
Et puis comme Santo António est un saint casamenteiro, il y a chaque année les mariages de Santo António, organisés par la mairie pour qu'un certain nombre de jeunes sans le sous puissent officialiser leur relation.
On associe à cette fête plein d'évènements, la fête du Fado, des concerts en tous genres - par exemple je vais louper Bratsch le 2 juillet - du cinéma, des expos, mais surtout les SARDINES (qui restent, plus que tout autre, LE symbole de ces fêtes, d'ailleurs venez vous promener en ce moment à Lisbonne et vous le sentirez bien!).......
bref, VIVA SANTO ANTÓNIO

10.6.08

Présences Urbaines



(Calçada do Duque)

3.6.08

ECHOS

2 mie letture del momento:


Pier Paolo Pasolini
La Divina Mimesis


"Il mondo degli uomini come noi li conosciamo nella nostra vita modellata dalla maggioranza, è un mondo di acquirenti. Tutto ciò che ci serve per manifestarci è acquistato.
(...)
Perché siamo sempre noi che, se vogliamo, diventiamo prima sicari e catecumeni, poi maestri della produzione di quelle merci di cui siamo acquirenti. Facendo questo sperimentiamo che non c'è alcuna soluzione di continuità tra suddito e padrone, tra lavoratore e capitalista. Ogni promozione non cancella mai lo stato precedente: così come il fatto di essere adulti non cancella il fatto di essere stati ragazzi. Anzi, sono in ogni caso gli stati primi, i più importanti e definitivi. Anche chi partecipa alla produzione avrà sempre i caratteri del consumatore. Ritornerà sempre alle sue prime inquietudini. Al suo non appartenersi. Non è suo lo sguardo che guarda chi è presente e si esprime acquistando le sue merci."




Davide Toffolo
Trés!

"Da noi un bambino diventava un consumatore a due anni. Da lì fino alla morte veniva indotto, tentato e corrotto per tutta la vita. Quando vieni messo davanti a questa realtà che cosa puoi fare?"

2.6.08

Présences Urbaines


Je vous présente un auteur...
Si vous arrivez à déchiffrer sa signature sur l'une des photos, vous êtes plus forts que moi...

Ici, on est dans une espèce de terrain vague, à deux pas du Castelo São Jorge,
mais j'avais aperçu d'autres de ses graffs à Cacilhas...

Dommage qu'il soit aussi rare...